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The divisions between Europeans were exacerbated at the end of January by a letter supporting Washington from 8 European countries, of which 3 are future EU members - Poland, the Czech Republic and Hungary - and the support of the US by 10 ex-communist European conutries hoping to join either the EU or NATO.
Visibly [agitated?] against this alignment, Mr Chirac warned the candidate EU members that they were risking making their membership more difficult. "I find that Roumania and Bulgaria have taken their decision to act this way too lightly, when their position as regards Europe is already very delicate. If they wanted to reduce their chances of EU membership they could not have found a better way", insisted the French president to the press.
The membership of these two countries has been pushed back by the existing 15 members until at least 2007, in contrast to the 3 Baltic states and Slovenia and Slovakia who should enter the EU in 2004 like Poland, the Czech Republic and Hungary. "If, on the first important issue, they give their point of view independently of all consultation with the others who they wish to join, well, that's not very responsible behaviour." "So I believe they have missed a good opportunity to shut up", said the French president.
Mr Chirac said that "Quite apart from the [something] or childish aspect of this approach, it is dangerous". Pointing out that the EU enlargement must be ratified by referendum in some of the existing members, he pointed out that the approach of the future members and the candiates risked strengthening "a feeling of hostility" among public opinion. "It is enough that just one country's referendum does not ratify for the membership to be blocked", he explained.
Jacques Chirac played down the [inclusion?] of the Czech Republic in the "letter of eight", saying that while it had been signed by "the pen of their eminent president Vaclav Havel, who everyone respects", but "he did it one or two days before he left office". "The next day the Czech prime minister said that [he wasn't bound by the letter?]", he reminded people.
Asked why he was criticising the candidate countries in this way but not the British, Spanish, the Italians or Portuguese - who also signed the letter supporting the American president George W Bush, Jacques Chirac answered that these countries had "more of a right". "When you are in the family, you have more rights than when you ask to enter, when you're knocking on the door", he declared.
Original French language article, from Le Monde:
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3218--309684-,00.html
Les divisions entre Européens avaient été exacerbées fin janvier par une lettre de soutien à Washington, de huit pays européens - dont trois futurs membres de l'UE : la Pologne, la République tchèque et la Hongrie -, et le ralliement aux Etats-Unis de dix anciens pays de l'Europe communiste aspirant à rejoindre l'UE ou l'OTAN.
Visiblement remonté contre cet alignement, M. Chirac a mis en garde les pays encore candidats à l'UE en les prévenant qu'ils risquaient de rendre plus difficile leur adhésion. "Je trouve que la Roumanie et la Bulgarie ont été particulièrement légères de se lancer ainsi alors que leur position est déjà très délicate à l'égard de l'Europe. Si elles voulaient diminuer leurs chances de rentrer dans l'Europe elles ne pouvaient pas trouver un meilleur moyen", a insisté le président français devant la presse.
Les candidatures de ces deux pays ont été repoussées par les Quinze à au moins 2007, à la différence des trois pays baltes, de la Slovénie et de la Slovaquie, qui doivent entrer en 2004 dans l'UE, comme la Pologne, la République tchèque et la Hongrie. "Si, sur le premier sujet difficile, on se met à donner son point de vue indépendamment de toute concertation avec l'ensemble dans lequel par ailleurs on veut entrer, alors ce n'est pas un comportement bien responsable". "Donc je crois qu'ils ont manqué une bonne occasion de se taire", a dit le président français.
M. Chirac a fait valoir qu'"au-delà du côté un peu plaisant ou enfantin de la démarche, elle est dangereuse". Relevant que l'élargissement devra être ratifié dans certains pays des Quinze par référendum, il a estimé que la démarche des futurs membres et des candidats risquait de renforcer "un sentiment d'hostilité" au sein des opinions publiques. "Or il suffit d'un seul pays qui ne ratifie pas par référendum pour que ça ne marche pas", a-t-il expliqué.
Jacques Chirac a minimisé le ralliement de la République tchèque à la "lettre des huit", précisant qu'elle était signée de "la plume de son éminent président (Vaclav Havel), que tout le monde respecte", mais qu'il "l'avait fait un ou deux jours avant de quitter ses fonctions". "Le lendemain, le premier ministre tchèque avait dit que ça ne l'engageait pas", a-t-il rappelé.
Interrogé sur la raison pour laquelle il dirigeait ses critiques contre les pays candidats et non contre les Britanniques, les Espagnols, les Italiens ou les Portugais - également signataires de la lettre de soutien au président américain, George W. Bush -, Jacques Chirac a répondu que ceux-ci avaient "plus de droits". "Quand on est dans la famille, on a quand même plus de droits que quand on demande à entrer, qu'on frappe à la porte",